Les origines de la guerre civile syrienne

Sous l’influence des printemps arabes, les Syriens ont manifesté leur désir de changement face à l’oppression permanente du régime en place.

Depuis 1963, une loi sur état d’urgence est promulguée en Syrie. L’installation du parti Baas syrien au pouvoir a conforté ce régime oppressif qui perdure encore depuis l’arrivée de Bachar el-Assad. Cette période est marquée par l’inexistence de la liberté publique dans le pays, la mainmise sur le pouvoir et les ressources économiques par le clan Assad et ses proches ainsi que les fausses promesses à la population. En outre, les soulèvements populaires au Moyen orient ont déclenché les manifestations des Syriens dans les rues pour exprimer leur désir de changement. Le gouvernement a tenté d’étouffer cette révolte par des mesures musclées suivies de réformes comme une augmentation significative des salaires et l’abrogation de la loi sur l’état d’urgence. Mais les foules, de plus en plus nombreuses, continuent à arpenter les rues dans tout le pays. Des victimes sont enregistrées tous les jours comme en témoigne la Syrie actualité .

Le régime de Bachar el-Assad est plus répressif que jamais. Les massacres de civiles se font en masse avec l’utilisation d’armes de guerre par l’armée régulière et notamment les moukharabat. Les manifestations pacifiques de mars 2011 sont devenues des révoltes pour déboucher sur une guerre civile à partir d’août 2012. La communauté occidentale ainsi que la Ligue arabe condamnent les violences, mais les tentatives de contrer le régime par la voie des armes rencontrent les vétos russes et chinois, alliés de fait de Damas. La population subit quotidiennement des atrocités et les réactions du Vatican sur le sujet appellent à surmonter les différences, surtout religieuses, une autre dimension de cette guerre. Le voyage du pape liban vise, d’ailleurs, à rassembler tous les croyants des différentes confessions et à œuvrer pour le bien commun en faveur de ces populations, victimes et démunies.